Comment « La Fille qui n’aimait pas ses seins » a mis à mort mon spleen

Il est des jours comme cela, où après avoir dialogué durant plusieurs semaines avec des femmes qui me contactent parce que leur couple va mal, désirent obstinément et immédiatement me conter leurs tristesse alors que c’est justement depuis qu’elles s’étaient amourachées je n’avais plus eu aucune nouvelles d’elles. Depuis des mois pour certaines, depuis des années pour les sans-gêne. Je ne sais comment ces femmes (elles sont quatre, pour qui s’intéresse aux chiffres) qui ne se connaissent pas ont fait pour se comporter avec moi exactement de la même manière, mystère.

Présentation en cinq temps

  1. Un appel, un mail, un SMS ou un réseau social me survient :
    « Francis, tu ne sais pas ce qui m’arrive ? Machin et moi nous nous séparons ? » (à vrai dire je ne savais même pas qu’elles étaient toutes les quatre encore en couples et oublié depuis belle lurette le prénom de la moitié mâle de chacun des ces ex-couples).
  2. « Si nous allions boire un verre un de ces soirs, faire une ballade en forêt, faire les musées ou nous noyer dans les films les plus tristes du moment… » (j’en passe, certaines pourraient se reconnaître).
  3. « C’est agréable de te voir Francis, tu m’as beaucoup manqué, si tu savais à quel point tu as toujours compté pour moi… » (ou la version avec fil mais ivre au téléphone, ou par petits messages successifs grâce surgissant de tous mes appareils, forcément, connectés).
  4. « Moi aussi ça me fait plaisir de te voir, ça fait si longtemps. Tu penses, bien. Comment cela il a osé te traiter de conne, de dire que finalement il te trouve moche, d’égoïste, de prétentieuse, de fainéante, de mauvais coup ? Mais enfin tu sais tu sais très bien que ce n’est pas vrai, que tu es belle, intelligente, généreuse et sexy ! »
  5. Et c’est là que je me suis pris à chaque fois :
    « Oh la la, mais calme-toi, ne te fais aucune illusion n’espère pas baiser avec moi, toi tu es un ami, un véritable ami et juste ami, je sais que tu es amoureux de moi depuis des années (ah bon ?) mais mes sentiments ne sont pas réciproques ».

Pour la première comme pour la quatrième, il m’a fallu alors oublier légèreté et mots tendres pour signifier que… j’étais juste un ami. Mais quand on traite à mots couverts (ou sans couverture) cet ami d’être incapable de résister à leurs charmes dévastateurs et en sous-entendant que forcément, puisque moi je n’avais pas eu temps de parler de ma vie intime, je suis seul, frustré, en manque et je ne pense qu’au sexe en les regardant. Cinq minutes plus tard, je coupais les ponts avec les unes comme les autres.
Quatre toutes petites histoires, quatre vraies amies perdues en quelques semaines, me voilà en train de me poser plein de questions sur moi, sur elles, sur l’amitié, sur l’amour et sur le fait que les nouvelles technologies ont aussi créé les disputes 2.0, on s’oublie longtemps, on se retrouve vite et quand on le veut pour finir par une bonne engueulade survitaminée par le câble.

Je disais donc, il y a des jours comme cela où traînant un spleen impossible à expliquer avec précision ou évacuer à grands coups des talons de mes Rangers, arrive, toujours par le même câble internet… un message gentil d’une auteure de livres (numériques actuellement), puis d’autres pour me demander si je voulais lire son livre érotique : « La Fille qui n’aimait pas ses seins », déjà le titre m’intriguait. Quelques messages plus tard, l’auteure, Aline Tilleul, me précise que le chapitre 13 devrait me plaire car il est assez SM. Et puis elle revient encore un peu plus tard mais discrètement à la charge pour me dire de ne point passer à côté d’un autre passage où l’héroïne supplie longuement, au moyen d’une description franchement originale, qu’on la sodomie de plus en plus violemment.

Cela faisait longtemps que je n’avais pas eu ce sentiment exquis qui fait tourner la tête de… bander intelligent. Car la plus grande qualité de « La Fille qui n’aimait pas ses seins » est l’intelligence des mots (ni pompeux, ni mièvres), ils sont ceux d’une véritable plume érotique surdouée qui nous prend sous son charme et puis nous envoie, comme dans la vraie vie, au milieu de dialogues crus, crus c’est vrai mais qui sonnent justes, de ce mots crus dont nous usons toutes et tous (et les autres ont tort) le temps de très troublants de jeux de prostitution, d’une étreinte brutale, d’une punition au fouet… Tout sonne juste, une écriture terriblement efficace qui s’explique certainement parr le fait que le récit est « basé sur un vécu classique transposé et sublimé », sublimé par le talent de Aline Tilleul.

Cet article terminé, je m’en vais le relire : « c’était trop bon ! »

Francis Loup
Rédacteur en chef de « Sentiment Moderne »

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