Un ouvrier agricole fétichiste des dessous

«J’ai eu une pulsion », explique le prévenu âgé de 35 ans, à la barre du tribunal correctionnel de Dieppe, lors de l’audience de mardi matin. Il s’était introduit dans la chambre d’une commerçante, essayant de trouver des sous-vêtements. C’est la mère de la jeune femme qui avait surpris l’homme.

Les faits se sont produits dans l’après-midi du 12 juin 2015, dans un petit village près de Tôtes (commune située dans le département de la Seine-Maritime en Normandie). Ouvrier agricole travaillant dans la maison voisine du commerce, il avait pris contact avec la victime, lui demandant si la haie qu’il devait tailler appartenait à sa propriété ou non. Le dialogue était courtois et la victime était retournée travailler dans son magasin. C’est alors que le prévenu, qui a déjà été condamné pour des faits similaires en 2011, s’est introduit dans la maison, est monté à l’étage pour aller dans la chambre de la victime. Elle-même et sa mère ont entendu du bruit et c’est la mère qui a débusqué le prévenu.

« Je me suis déjà soigné une première fois avec l’aide d’un psychiatre et j’ai progressivement réduit les doses des médicaments car je pensais que j’étais guéri. Je souhaite mettre fin définitivement à ces pulsions que je ne contrôle pas, pour moi-même, ma famille et mes enfants. J’ai repris le traitement depuis les faits. » Le rapport psychiatrique a noté son fétichisme pour les dessous féminins, mais le prévenu ne semblait pas capable de passer à l’acte.

La partie civile présente à l’audience a demandé 10 000 € de dommages et intérêts. La substitut du procureur a requis 6 mois de prison avec sursis.

L’homme a été condamné début avril 2016 à 6 mois de prison avec sursis. Il a obligation de suivre des soins et interdiction d’entrer en contact et se rendre près du domicile de la victime. Il devra, en outre, lui verser 1 200 € de dommages et intérêts.